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Points clés à retenir
- Le nom actuel recommandé est « tête au chocolat »
- Aucun renommage officiel n’existe en France, seulement un usage progressif
- Deux recettes distinctes portent parfois le même nom : meringue ou guimauve
- La Suisse utilise « tête-choco » depuis l’adoption par Villars en 1992
- La Belgique parle plutôt de « melo cake » pour la version confiserie
Quel est le nouveau nom du gâteau autrefois appelé « tête de nègre » ?
Si vous cherchez comment nommer aujourd’hui le gâteau tête de nègre nouveau nom, la réponse la plus simple est « tête au chocolat ». C’est l’appellation la plus neutre et la plus répandue chez les pâtissiers français, celle qu’on retrouve désormais en vitrine et dans les recettes de famille.
D’autres variantes circulent selon les régions ou les habitudes de chaque maison : « tête-choco », « boule choco », « meringue au chocolat ». Ce qui me touche vraiment, c’est qu’aucune de ces expressions n’a été imposée par une loi ou un décret. Il n’existe pas de renommage officiel en France, seulement une évolution collective du vocabulaire, portée par les artisans eux-mêmes.

Pourquoi l’ancienne appellation a-t-elle été abandonnée ?
Le terme « tête de nègre » porte une connotation raciste et un héritage colonial que personne ne peut sérieusement ignorer. Ce n’est pas une question de sensibilité excessive : c’est un mot construit sur une comparaison déshumanisante, et son usage a fini par gêner autant les artisans que leurs clients.
Le changement s’est fait par étapes, pas d’un coup. Les artisans ont commencé à modifier leurs étiquettes, les journaux ont ajusté leur vocabulaire dans les reportages gourmands, et les enseignes ont suivi. Le Monde recommandait déjà en 2014 de demander une « tête au chocolat », un « arlequin » ou une « boule choco » plutôt que l’ancien terme. En 2015, Le Figaro rapportait une affaire judiciaire autour de pâtisseries jugées racistes, preuve que la question dépasse le simple lexique.
Pour visualiser comment cette évolution a été traitée médiatiquement, cette vidéo de l’INA Arditube revient sur la controverse autour du rebaptisement des « têtes de nègre » en « têtes au choco ».
Tête au chocolat, tête-choco ou meringue-choco : quel nom utiliser ?
Dans mon expérience, le choix du mot dépend surtout du public visé. « Tête au chocolat » reste le terme le plus compréhensible pour un lecteur français, sans besoin d’explication supplémentaire.
« Tête-choco » est très fréquent en Suisse romande, où il désigne la même pâtisserie sous une forme plus familière. « Meringue-choco » est une alternative plus récente, signalée dans le Larousse 2023 comme un usage éditorial en train de s’installer. Le vocabulaire reste mouvant : aucun terme n’a encore fait disparaître les autres.
- Tête au chocolat : le plus universel, adapté à la France
- Tête-choco : courant en Suisse romande
- Meringue-choco : mention récente dans les dictionnaires
J’ai gardé ça en mémoire depuis mes années en brigade : un même produit, plusieurs noms, et c’est souvent la carte du restaurant qui tranche pour ne pas perdre le client.
De quelle pâtisserie parle-t-on exactement ?
C’est le genre de détail qui change tout et qu’on confond trop souvent. Le Dictionnaire de l’Académie française (9e édition) décrit la version pâtissière traditionnelle comme deux hémisphères de meringue assemblés par une crème au beurre chocolatée, puis roulés dans des vermicelles de chocolat.
Il existe une seconde version, purement confiserie : une guimauve ou des blancs montés posés sur un biscuit ou une gaufrette, enrobés de chocolat. Marmiton indexe d’ailleurs sa recette de « têtes de choco » avec deux couches de biscuit garnies de crème chocolatée, preuve que la frontière entre les deux familles reste poreuse dans les usages domestiques.
Ces deux produits portent parfois les mêmes noms simplement parce qu’ils partagent la forme : une boule, un enrobage chocolaté, une texture aérienne. Mais la meringue croquante et la guimauve moelleuse n’ont ni la même mise en œuvre ni le même goût en bouche.
Les appellations selon les régions et pays francophones
Le voyage m’a appris que la même douceur change de nom en traversant une frontière. En France, on parle de tête au chocolat, boule choco ou meringue au chocolat selon les maisons. Dans le Nord, certains établissements préfèrent « merveilleux », « arlequin » ou « boule meringuée ».
| Zone | Appellation courante |
|---|---|
| France (général) | Tête au chocolat, boule choco |
| Nord de la France | Merveilleux, arlequin, boule meringuée |
| Suisse romande | Tête au choco |
| Belgique | Melo cake (version confiserie) |
En Belgique, le « melo cake » désigne une version proche de la confiserie à la guimauve, distincte de la pâtisserie meringuée. C’est un bon repère quand on rédige une recette pour un public francophone élargi.
Quand le changement de nom s’est-il produit ?
On ne le dit pas assez : il n’y a pas eu de date officielle en France, seulement une évolution d’usage progressive, étalée entre les années 2000 et 2020 selon les observations disponibles.
Le précédent le plus documenté vient de Suisse. La marque Villars a adopté l’appellation « tête au chocolat » dès 1992, un choix commercial qui a précédé de plusieurs décennies l’évolution française. En 2017, la question des appellations de confiseries a connu un regain médiatique en Suisse, relançant le débat dans toute la francophonie.
L’ancien terme persiste malgré tout dans certaines recettes familiales, dans des archives de journaux ou dans les souvenirs transmis à table. Je ne suis pas du genre à effacer ce passé, mais il faut le nommer pour ce qu’il est : un vocabulaire daté, à ne pas reproduire aujourd’hui.
Comment nommer cette pâtisserie dans une recette, une vitrine ou un article ?
Pour un rédacteur ou un pâtissier, le choix du mot n’est jamais neutre. Je conseille « tête au chocolat » par défaut : c’est compris immédiatement et respectueux de tous les publics.
Évitez de reprendre l’ancienne appellation dans un titre commercial ou une accroche, même par jeu ou par nostalgie : le mot garde son poids historique.
- « Boule meringuée au chocolat » pour désigner explicitement la version artisanale à la crème au beurre
- « Friandise guimauve chocolat » quand la base est une gaufrette ou un biscuit
- « Tête au chocolat » pour un usage général, compris par tous
Il y a quelque chose d’évident dans le fait de préciser la recette plutôt que de s’en tenir à un nom flou. Une vitrine ou un article de blog gagne toujours en clarté quand le mot choisi décrit la texture réelle du produit.
Questions fréquentes
Comment appelle-t-on une tête de nègre aujourd’hui ?
On l’appelle le plus souvent « tête au chocolat », parfois « boule choco » ou « meringue au chocolat » selon les artisans et les régions.
Quelle est la différence entre une tête au chocolat et un merveilleux ?
Les deux se composent de meringue et de crème au beurre chocolatée. Le merveilleux est simplement le nom donné à cette pâtisserie dans le nord de la France.
Pourquoi dit-on tête-choco en Suisse ?
La marque Villars a popularisé cette appellation dès 1992, ce qui a ancré durablement l’expression « tête-choco » dans l’usage romand.
Comment s’appelle la tête de nègre en Belgique ?
En Belgique, la version confiserie proche de cette pâtisserie porte souvent le nom de « melo cake ».



