Le poulet basquaise de ma grand-mère, la vraie recette

Poulet basquaise mijoté en cocotte avec poivrons, tomates et jambon de Bayonne

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Points clés à retenir

  • Choisir un poulet fermier avec l’os pour plus de goût
  • Bien dorer le poulet avant de mijoter, sans surcharger la cocotte
  • Mijoter 1h à 1h15 à couvert et feu doux
  • Laisser reposer 10 minutes hors du feu avant de servir
  • Se conserve 3 jours au frigo, meilleur réchauffé le lendemain

Le poulet basquaise de ma grand-mère : la recette qui ne trompe pas

Le poulet basquaise de ma grand-mère n’a jamais eu besoin d’étiquette « recette traditionnelle » pour convaincre. Il suffisait de l’odeur des poivrons qui dorent dans la cocotte, mélangée à celle de l’ail et du thym, pour savoir qu’on était dimanche chez elle. Ce qui me touche vraiment, c’est que ce plat n’a jamais changé depuis mon enfance : même cocotte en fonte, même geste pour émincer les oignons, même patience.

Cette recette vient du Sud-Ouest, quelque part entre Bayonne et le Pays basque intérieur, là où la tomate et le poivron poussent au soleil et où la cuisine mijotée est une évidence. Elle n’a rien de sophistiqué. Elle demande du temps, de bons produits et une cocotte qui a déjà beaucoup servi.

Les ingrédients d’un poulet basquaise traditionnel

Pour six personnes, il faut un poulet fermier découpé en morceaux, environ 1,8 kg. Ma grand-mère insistait toujours sur ce point : jamais de filets seuls, toujours des morceaux avec l’os, qui tiennent la cuisson et parfument le jus.

Autour du poulet, les légumes forment le cœur du plat : trois poivrons (rouge, vert, jaune), quatre tomates bien mûres ou une boîte de tomates pelées, deux oignons, trois gousses d’ail. On ajoute une tranche épaisse de jambon de Bayonne, du thym, une feuille de laurier, un verre de vin blanc sec et une pincée de piment d’Espelette. Pour la matière grasse, ma grand-mère jurait par la graisse de canard ; l’huile d’olive fonctionne très bien aussi, avec un peu moins de rondeur.

IngrédientQuantitéRôle dans la recette
Poulet fermier1,8 kg en morceauxBase de la cocotte
Poivrons rouge, vert, jaune3 piècesCouleur et sucrosité
Tomates4 ou 1 boîte peléesCorps de la sauce
Jambon de Bayonne1 tranche épaisseFond salé et parfumé
Vin blanc sec1 verreDéglaçage
Piment d’Espelette1 pincéeChaleur douce

Faire dorer le poulet : l’étape que personne ne doit sauter

On ne le dit pas assez, mais tout se joue ici. Le poulet doit dorer franchement, morceau par morceau, dans la graisse chaude, sans surcharger la cocotte. Deux fournées valent mieux qu’une seule où la viande cuit à l’étouffée au lieu de colorer.

Cette croûte dorée porte le goût de toute la sauce. On sale et poivre chaque morceau avant de le saisir, on réserve, puis on fait suer les oignons émincés dans la même graisse. C’est le genre de détail qui change tout : les sucs restés au fond de la cocotte se dissolvent dans le jus des oignons et démarrent déjà la sauce.

La cuisson mijotée en cocotte, comme autrefois

Une fois les oignons translucides, on ajoute l’ail écrasé, les poivrons coupés en lanières, puis les tomates concassées. On remet le poulet, on déglace au vin blanc, on ajoute le jambon de Bayonne en dés, le thym et le laurier. Couvercle fermé, feu doux, une heure à une heure quinze de cuisson.

Pour visualiser cette étape, cette vidéo de Philippe Etchebest détaille précisément le geste de dorer le poulet et de construire la sauce en cocotte.

Il ne faut pas presser cette phase. La sauce épaissit doucement, les poivrons fondent presque, et le poulet finit par se détacher de l’os sans effort. J’ai gardé ça en mémoire depuis toujours : le couvercle ne se soulève que pour vérifier, jamais pour remuer trop souvent.

Les secrets qui distinguent une vraie basquaise de grand-mère

Certains ajoutent de la farine sur le poulet avant de le dorer, pour lier légèrement la sauce en fin de cuisson. Ma grand-mère le faisait par petites touches, jamais en excès, pour garder une sauce fluide plutôt qu’un velouté épais.

Autre point : elle laissait toujours le plat reposer une dizaine de minutes hors du feu avant de servir. Les saveurs se réunissent, le piment d’Espelette s’arrondit, et la cocotte continue de cuire doucement sur sa propre chaleur. Je ne suis pas du genre à raccourcir cette pause, même pressée.

Un conseil qu’elle répétait : ne jamais remplacer le piment d’Espelette par du paprika fort. Le goût n’a rien à voir, l’un est fumé et piquant, l’autre est doux et fruité.

Avec quoi servir le poulet basquaise

Le riz blanc reste l’accompagnement le plus fidèle à la tradition : il absorbe la sauce sans la masquer. Des pommes de terre vapeur fonctionnent tout aussi bien, pour un repas plus rustique.

Il y a quelque chose d’évident dans la simplicité de cet accord. Un plat déjà riche en légumes et en sauce n’a pas besoin d’un accompagnement compliqué. Une salade verte à l’huile d’olive suffit à équilibrer l’ensemble.

Conserver et réchauffer le poulet basquaise

Ce plat se bonifie souvent le lendemain, une fois les saveurs bien installées. Il se conserve trois jours au réfrigérateur dans un contenant fermé, ou se congèle jusqu’à deux mois.

Pour réchauffer, mieux vaut une cocotte à feu doux avec un peu d’eau plutôt qu’un micro-ondes qui dessèche le poulet. Le voyage m’a appris que patience et petit feu réparent presque toujours une viande qu’on croyait ratée.

Questions fréquentes

Quel morceau de poulet choisir pour une basquaise ?

Des morceaux avec l’os — cuisses, hauts de cuisse, ailes. Tiennent mieux la cuisson longue et donnent plus de goût à la sauce que des filets seuls.

Peut-on préparer le poulet basquaise à l’avance ?

Oui, et c’est même conseillé. Préparé la veille, le plat gagne en profondeur : il suffit de le réchauffer doucement en cocotte le jour du repas.

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