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Points clés à retenir
- Dosage classique : 2 cl de pastis pour un trait de grenadine
- L’ordre compte : sirop, puis pastis, puis eau et glaçons en dernier
- Un seul trait de grenadine suffit pour ne pas trop sucrer
- L’eau doit être bien fraîche pour préserver les arômes anisés
- La Tomate se sert en apéritif, avec olives ou cacahuètes salées
Ricard grenadine : de quoi parle-t-on exactement ?
Le ricard grenadine désigne un mélange simple, servi dans presque tous les cafés de France : du pastis, un trait de sirop rouge, de l’eau fraîche. Ce n’est pas une invention récente. C’est un classique du comptoir, aussi ancré que le kir ou le monaco.
Ce qui me touche vraiment, c’est la constance de ce cocktail à travers les régions. Que je le commande à Marseille ou dans un bistrot parisien, le geste du serveur est toujours le même : sirop d’abord, pastis ensuite, eau en dernier.
Le nom courant et le surnom Tomate
Dans la plupart des bars, on ne dit pas « ricard grenadine ». On dit « une Tomate », en référence à la couleur rouge orangé que prend le verre une fois l’eau ajoutée. Le nom générique du pastis (Ricard est une marque, la plus répandue) a fini par désigner la boisson elle-même, un peu comme on dit « un frigidaire » pour un réfrigérateur.
La marque revendique elle-même cette recette parmi ses variantes historiques. Ricard date de 1932, année de sa création par Paul Ricard à Marseille, et la Tomate fait partie des mélanges transmis depuis cette époque dans les cafés du Sud.
La place de ce mélange dans les apéritifs au pastis
Le pastis pur, allongé d’eau seule, reste la référence pour les puristes. Mais la grenadine ouvre la porte à un public plus large, notamment ceux qui trouvent l’anis trop sec ou trop amer en bouche. C’est le genre de détail qui change tout pour convertir un néophyte à l’apéritif du Sud.
Dans ma pratique de décoratrice comme de passionnée de gastronomie, j’observe souvent que les boissons les plus populaires sont celles qui savent adoucir un goût fort sans le trahir. La Tomate en est un bon exemple.
Pourquoi la couleur rouge change la perception du goût
La couleur influence la dégustation, c’est documenté en psychologie sensorielle. Un liquide rouge orangé évoque instinctivement le fruité, la douceur, la fraîcheur. Cette perception visuelle précède le goût réel et adoucit l’anticipation de l’anis, souvent jugé trop marqué par les débutants.
On ne le dit pas assez, mais ce jeu entre l’œil et le palais explique en grande partie le succès durable de ce mélange auprès d’un public qui n’aime pas spontanément le pastis nature.

Les ingrédients nécessaires
La recette tient en trois éléments, mais chacun a son rôle précis. Rien de superflu, rien à improviser sur les proportions de base.
Le pastis comme base aromatique
La marque Ricard préconise 2 cl de pastis comme dosage de base pour la Tomate, servie dans un verre à pastis classique. C’est la référence domestique, celle qu’on utilise chez soi pour un apéritif standard.
Dans les bars, le service est souvent plus généreux : 3 cl de Ricard pour un verre au comptoir, facturé autour de 3,50 € pour un pastis simple. La version Tomate grimpe légèrement, autour de 3,70 €, ce qui reste un surcoût minime pour le trait de sirop ajouté.
La grenadine pour adoucir et colorer
La grenadine intervient en petite quantité : un trait, pas davantage, selon la recette classique de la marque. Son rôle est double, elle colore le verre et adoucit l’attaque anisée en bouche.
Je ne suis pas du genre à sur-sucrer un apéritif. Le sirop doit rester une touche, pas une base. Une Tomate trop chargée en grenadine perd sa fonction d’apéritif pour devenir une boisson sucrée, presque un soda.
L’eau fraîche et les glaçons pour l’équilibre
C’est ici que les sources divergent légèrement, et c’est normal, chacun ajuste selon son goût. Cooking2000 recommande 10 à 14 cl d’eau pour un résultat équilibré, tandis que Cocktail Molotov propose 12 cl pour une version plus douce et rafraîchissante.
Dans les deux cas, l’eau doit être bien fraîche, presque glacée, et ajoutée en dernier pour préserver les arômes du pastis qui se libèrent au contact du liquide.
Le bon dosage
Le dosage détermine tout l’équilibre de la boisson. Trop de pastis, l’anis domine et masque le fruité. Trop de grenadine, on perd l’identité du pastis. J’ai gardé ça en mémoire depuis mes années en brigade : un bon dosage se pèse presque au geste, pas seulement à la mesure.
Dosage léger pour un résultat plus doux
Pour un apéritif tout en légèreté, je conseille 2 cl de pastis, un trait fin de grenadine et 14 cl d’eau bien fraîche. Ce format convient particulièrement à une dégustation en extérieur, en début de soirée, quand la chaleur appelle une boisson désaltérante plutôt que forte.
Dosage standard pour un équilibre classique
Le format de référence reste 2 cl de pastis pour un trait de grenadine et environ 12 cl d’eau. C’est le dosage que Ricard associe à sa recette Tomate traditionnelle, celui qu’on retrouve dans la majorité des foyers.
Cet équilibre garde une note anisée bien présente tout en offrant une couleur et une rondeur agréables. C’est mon dosage par défaut quand je reçois des invités qui découvrent le pastis.
Dosage plus corsé pour les amateurs d’anis
Pour les habitués du pastis pur, on peut monter à 3 cl de pastis, un trait de grenadine identique, et réduire l’eau à 10 cl. Le résultat reste coloré, mais le caractère anisé domine nettement plus, proche d’un pastis classique légèrement teinté.
L’ordre de préparation
L’ordre de service n’est pas un détail cosmétique. Il conditionne directement le rendu visuel et gustatif du verre.
Verser d’abord le sirop
Le trait de grenadine se verse en premier, au fond du verre vide. Cette étape simple évite qu’il ne se disperse mal une fois le pastis ou l’eau déjà présents.
Ajouter le pastis
Le pastis vient ensuite, versé directement sur le sirop. Le mélange des deux liquides commence à se colorer avant même l’ajout d’eau, ce qui permet de vérifier visuellement la teinte obtenue.
Un conseil de service : versez le pastis doucement, le long de la paroi du verre, pour éviter que le sirop ne remonte trop vite et ne trouble le fond.
Compléter avec l’eau puis les glaçons
L’eau fraîche complète le mélange, versée lentement pour laisser le pastis se troubler naturellement, ce phénomène appelé « louche » propre à l’anisé. Les glaçons arrivent en toute fin, jamais avant.
Les erreurs à éviter
Certaines erreurs reviennent souvent, même chez des habitués du pastis. Elles sont faciles à corriger une fois identifiées.
Mettre les glaçons trop tôt
Ajouter la glace avant l’eau ou le pastis dilue mal le mélange et fait fondre les glaçons trop vite au contact de l’alcool. Le verre se retrouve rapidement trop liquide, sans que les arômes aient eu le temps de se libérer correctement.
Trop sucrer avec la grenadine
C’est l’erreur la plus fréquente chez les débutants : verser un trait généreux, presque une dose complète. Le résultat ressemble alors à un sirop à l’anis plutôt qu’à un apéritif équilibré. Un trait suffit, toujours.
Servir avec une eau insuffisamment fraîche
Une eau tiède ne provoque pas le même effet de louche et laisse une boisson tiédasse, peu agréable en été. Je préfère toujours garder une carafe au réfrigérateur avant de préparer plusieurs verres pour des invités.
Variantes et ajustements
La recette de base n’interdit pas les ajustements. C’est même ce qui en fait un apéritif adaptable à chaque table.
Adapter selon la force anisée recherchée
On peut jouer sur la quantité de pastis sans toucher au reste, entre 2 et 3 cl selon les préférences. Certains bars proposent même une version « légère » avec 1,5 cl de pastis pour les convives qui découvrent l’anis.
Jouer sur l’eau plate ou pétillante
L’eau gazeuse remplace parfois l’eau plate pour une version plus vive, avec un léger pétillant en bouche. Ce choix reste une affaire de goût personnel, sans règle stricte à respecter.
Remplacer ou compléter la grenadine selon le profil de goût
Le voyage m’a appris que d’autres sirops fonctionnent aussi bien : orgeat pour une note d’amande, menthe pour une fraîcheur différente. La grenadine reste toutefois la base historique de la Tomate, et je conseille de la garder comme référence avant d’expérimenter.
Service et dégustation
Le service compte presque autant que la recette elle-même. Un bon dosage mal servi perd de son intérêt.
Quel verre utiliser
Le verre à pastis traditionnel, droit et haut, reste le plus adapté. Il permet de bien doser visuellement l’eau et facilite le service au comptoir comme à la maison.
À quel moment servir
La Tomate se sert en apéritif, avant le repas, jamais en digestif. Sa légèreté sucrée en fait un choix naturel pour l’heure de l’apéro estival, en terrasse ou entre amis.
Avec quels apéritifs l’associer
Elle s’accorde bien avec des olives, des chips ou des cacahuètes salées, qui contrastent avec le sucré de la grenadine. Il y a quelque chose d’évident dans ce mariage salé-sucré propre aux tables du Sud, où l’apéritif se prend lentement, avec quelques bouchées simples plutôt qu’un vrai repas.
Questions fréquentes
Ricard grenadine : quelle est la recette exacte ?
La recette classique associe 2 cl de pastis, un trait de sirop de grenadine et environ 12 cl d’eau fraîche, servis avec des glaçons ajoutés en dernier. Ce dosage correspond à la version domestique de la Tomate, telle que la marque Ricard la présente.
Quel est le bon dosage de grenadine dans un Ricard ?
Un simple trait suffit, pas davantage. La grenadine sert à colorer et adoucir la boisson, pas à la sucrer franchement. Trop en verser transforme l’apéritif en sirop à l’anis, ce qui déséquilibre tout le mélange.
Faut-il mettre la grenadine avant ou après le pastis ?
La grenadine se verse toujours en premier, au fond du verre vide. Le pastis est ajouté ensuite, puis l’eau et enfin les glaçons. Cet ordre garantit une couleur homogène et un mélange bien réparti.
La Tomate se prépare-t-elle avec de l’eau plate ou gazeuse ?
La version traditionnelle utilise de l’eau plate bien fraîche. L’eau gazeuse reste une variante possible pour une boisson plus vive, mais elle change légèrement le caractère du cocktail par rapport à la recette d’origine.



